LES PREMIERS TRAVERSIERS À L'ÉLECTRICITÉ

On a vu des ponts passés sur le fleuve vers l’Ontario. Cette fois ce sont des traversiers. Les traversiers (Amherst Islander II et Wolfe Islander IV) ont été construits dans le groupe des chantiers navals Damen à Galati, en Roumanie et sont parmi les premiers traversiers de passagers / voitures en Amérique du Nord à pouvoir fonctionner entièrement à l’électricité ce qui réduira la quantité d'émissions de l'équivalent de 7 millions de kg de dioxyde de carbone chaque année. Le traversier Peter-Fraser qui assure le service à l'Île verte est le premier traversier fonctionnant à l'électricité en Amérique du Nord. Le contrat de 61 millions de dollars a été adjugé fin 2017 par le ministère des transports de l’Ontario. Wolfe Islander IV a une longueur totale de 98 mètres et la capacité de transporter 399 passagers et 83 voitures et sera opérationnel en Ontario, entre Kingston et l'île Wolfe. Vitesse maximale 12 noeuds. Amherst Islander II  mesure 70,4 mètres et possède une capacité de chargement pouvant aller jusqu'à 42 voitures et 300 passagers. Vitesse maximale 12 noeuds. Les traversiers hybrides fonctionnent à la fois à l’électricité et au diesel et possèdent des générateurs à bord pour recharger leurs batteries en l'absence de stations sur terre. Ils ont été conçus pour être pleinement opérationnel à -25 degrés. Ils sont partis de Roumanie le 31 août dernier et arrivés à Québec le 26 septembre 2021 en soirée avec une semaine de retard sur l’horaire initial. Ils ont été transportés par le Super Servant 4 un transporteur de matériel lourd construit en 1982. Il a voyagé à une vitesse moyenne de 11 nœuds/20 km-h. Ce navire est habituellement utilisé pour transporter des yachts. Il mesure 170 mètres de long par 32 de large. Quand il est submergé pour charger ou décharger une cargaison il peut descendre jusqu’à 14,5 mètres. Au petit matin du 28 septembre 2021 le Super Servant 4 a gagné l’estuaire de la rivière Saint-Charles pour se submerger et livrer les deux traversiers, une opération qui a pris plusieurs heures. L’opération s’est déroulée avec l’assistance des remorqueurs Ocean Clovis T, Ocean Raynald T et Ocean Henry Bain. Québec est le dernier port en eau profonde du Saint-Laurent. L’opération n’aurait pue être réalisée plus haut sur le fleuve. Les trois bateaux ont ensuite gagné les quais de l’estuaire de la St-Charles en attendant leur départ. Le Super Servant 4 est parti vers l’Espagne le 28 septembre. Le Wolfe Islander IV vers l’Ontario le 3 octobre avec des arrêts programmés à Trois-Rivières et Montréal et le Amherst Islander II le 14 octobre. Les traversiers navigueront par eux-mêmes jusqu’à Kingston. Pour voir le chargement des traversiers en Roumanie allez à  https://vimeo.com/605641201?ref=fb-share...

LAMPSILIS

D'une longueur de 25,1 m et d'une largeur de 6,7 m, le navire de recherche de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), de type catamaran, a un très faible tirant d'eau (0,9 m). Le Lampsilis est doté d'un laboratoire humide et d'un laboratoire sec, en plus des sondes qui permettent de mesurer les propriétés physiques, chimiques et optiques de l'eau, ainsi que des échantillonneurs qui peuvent fournir des spécimens d'eau, de sédiments, de plancton, d'invertébrés et de poissons. Le Lampsilis, qui a son port d'attache à la Marina de Trois-Rivières, est opérationnel environ 160 jours par année, de mai à octobre. En incluant l'équipage, le Lampsilis peut accueillir jusqu'à 25 personnes pour une mission d'une journée et loger confortablement 12 personnes pour des séjours plus longs. 

BRAMBLE bateau phare

Bramble bateau phare, battant pavillon des États-Unis, construit en 1944. Il mesure 55 mètres de long par 12 de large avec un tirant d’eau de 4 mètres. Il fait route de Port Colborne en Ontario vers Norfolk en Virginie à une vitesse de 12 nœuds/22 km-h. Il est attendu le 14 avril. On le voit avec l’Ocean Henri Bain pour le changement de pilote.

COUCHER PLEINE LUNE D'AUTOMNE

C'était le 5 octobre 2017 entre 5 et 6 heures au-dessus du Crown Princess.

GALÉON ANDALUCIA

Le Galéon Andalucia est passé devant Québec mardi midi le 21 juin 2016 en route pour rejoindre la flotte de grands voiliers qui feront le tour des Grands Lacs au cours de l'été. Le Galéon Andalucia arrêtera à Québec du 22 au 25 septembre 2016 pour lancer les activités de Rendez-vous 2017. On pourra alors monter à bord. 

Le Galeon Andalucia est une réplique d’un galéon du 16e et 17e siècle le seul qui navigue sur les mers du globe aujourd’hui.

Ce type de bateau était utilisé par la couronne d’Espagne pour des expéditions maritimes du 16e au 18e siècle. Ces bateaux appelés « la flotte des Indes » ont permis de découvrir et de faire du commerce entre l’Espagne, l’Amérique, les Philippines. Pendant trois siècles ces galéon espagnols ont traverse l’Atlantique naviguant autour des îles des Caraïbes et des côtes américaines.

Il a fallu trois ans de recherches dans les archives espagnoles pour trouver les informations nécessaires à la construction du navire. On a mis six mois à préparer les plans. La construction a pris 17 mois et employer 150 personnes. Il a été lancé en novembre 2010 à Punta Umbría (Huelva, Espagne).  La construction a permis d’utiliser une nouvelle technique. La structure est faite de fibre de verre puis elle a été recouverte de bois.  Le bateau appartient à la Nao Victoria Foundation. C’est un bateau de 500 tonnes qui mesure 160 pieds de long par 32 de large avec quatre mats pouvant utiliser six voiles totalisant une superficie de 11 000 pieds carrés. Sa vitesse moyenne est de 7 nœuds. Depuis son lancement des équipages variant de 15 à 35 personnes ont permis au navire de sillonner les mers du monde.

 

Il participera au cours de l’été au regroupement d’une vingtaine de grands voiliers qui feront le tour des Grands Lacs pendant quatre mois.

 

Merci à Excursions Maritimes de Québec pour avoir permis la réalisation de ce reportage photos.  

AU FIL DE L'EAU

Ce matin du 2 octobre 2014 je suis allé en Zodiac d'Excursions Maritimes de Québec, avec le capitaine Yves Cossette, à la rencontre de l'Europa et du Legend of the seas tout en croisant le Veendam et le Ruby Princess. Voyez ce que ça donne comme images avec en toile de fond la Ville de Québec.

CORNE DE BRUME

CORNE DE BRUME
Quand le Saint-Laurent est couvert de brume, les bateaux doivent actionner, à toutes les minutes, leur corne de brume pour signaler leur présence. C'est ce qui c'est passé le 30 mai dernier vers 5 heures du matin avec le Catherine Desgagnés en route pour Sorel.
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L'ESTUAIRE DE LA RIVIÈRE SAINT-CHARLES

Depuis quelques années le Port de Québec amarre des paquebots dans l'estuaire de la rivière Saint-Charles.  Plusieurs demandant s'il y a assez de place. Voyez par vous-même. Les navires de croisières peuvent même y virer de bord. Un grand chapiteau a même été installé sur le quai, la ligne blanche au-dessus des silos à grain.

KRUZENSHTERN

La vedette de la venue des Grands voiliers à Québec en 1984, le Kruzenshtern était de passage à Québec du 7 au 10 octobre 2012 en préparation du Rendez-vous des grands voiliers de 2017 à l’occasion du 150e anniversaire du Canada. Le Kruzenshtern est un quatre mâts barque russe construit en 1926 à Bremerhaven en Allemagne sous le nom de Padua du nom de la ville italienne de Padoue. Le navire a été donné à la Russie en 1946 à titre de dommages de guerre et rebaptisé du nom de l’explorateur du début du siècle. C’est le plus grand des voiliers traditionnels encore en activité. Le voilier qui mesure 114 mètres (376 pieds) de long, 14 mètres (46 pieds) de largeur, 51 mètres (168 pieds) de hauteur avec un tirant d’eau de près de 7 mètres (16 pieds) compte un équipage de 257 marins. De 1958 à 1972, une importante modernisation a été effectuée avec l’installation de ses deux moteurs diésel actuels de 1 000 chevaux vapeurs chacun. Il peut atteindre une vitesse de 17 nœuds (32 km/h). En 1991sa propriété a été transférée à l’Académie des pêches de la Baltique. Après la chute de l’URSS, le Kruzenshtern a commencé à prendre des passagers et a effectué deux tours du monde en 1995-1996 et 2005-2006. Source : wikipédia

LES ÉPAVES DE LA MARINA DE LÉVIS

On estime que depuis la fondation de la Ville de Québec en 1608 environ 40 000 navires ont fait naufrage dans le Saint-Laurent. Au cours des derniers mois les médias ont fait état de la présence de plusieurs épaves devant la Cité de Champlain. Au fil de pérégrinations sur le Saint-Laurent cet été, trois épaves ont été observées tout juste à l’est de la Marina de Lévis. Par Google earth (photo 1) on peut apercevoir la silhouette des épaves. De la rive, à marée basse, ont peut voir ces épaves en observant bien (photos 3 et 4). Dans la brochure « Une piste cyclable à raconter » la Ville de Lévis explique que l’endroit connu sous le nom de Prince’s Pier ou le quai Impérial est devenu un brise lame pour la Marina de Lévis avec une photo (2) où l’on peut compter 6 épaves, mais sans donner d’explications. L’historien de la Ville de Lévis, monsieur David Gagné affirme que ce sont des barges de transport de bois qui ont été abandonnées au milieu des années 1920 par des compagnies qui ont fait faillite à la suite de la chute brutale du commerce du bois en 1890. Ces barges, bien sûr, n’avaient pas de moteur, elles étaient touées par des remorqueurs. Comme des embarcations ont été abandonnées et n’ont pas fait naufrage, elles ne sont pas répertoriées dans la banque de données du gouvernement fédéral sur les épaves du Saint-Laurent.