CROISIÈRE EXPRESS SUR LE F.-A. GAUTHIER

Le 7 octobre 2015 j'ai effectué une croisière express à bord du traversier Félix-Adrien Gauthier entre Matane et Baie Comeau. C'est une traversée de 62 kilomètres qui se fait à la vitesse de 16 noeuds en deux heures et demie. J'ai effectué la croisière aller-retour donc 5 heures en mer pour le prix de 35 $ ou 30 $ pour les aînés. Le service est courtois, la nourriture avec un rapport qualité/prix excellent. Le bateau est très confortable et le temps passe agréablement. Tout ce qu'il manque pur en faire une vraie croisière, ce sont des cabines. Voici quelques photos prises durant la "croisière" et d'autres prises sur le chemin du retour à Métis sur mer et Trois Pistoles notamment. Pour visiter le bateau, voir le reportage suivant.

LE FÉLIX-ADRIEN-GAUTHIER

Le navire amiral de la Société des Traversiers du Québec est entré en service le 13 juillet 2015. Il succède au Camille-Marcoux en service depuis 40 ans. Il n’y a aucune comparaison à faire entre les deux traversiers. Ce premier traversier à être propulsé au gaz naturel liquéfié en Amérique du Nord, un combustible à faible risque pour l'environnement et dont la source d'approvisionnement est fiable et sécuritaire, nous permettra de réduire nos émissions polluantes. Les deux traversiers en construction au Chantier Davie de Lévis pour la traverse de Tadoussac seront aussi propulsés au GNL. La traversée, sensiblement de même durée qu'avant, sera plus dynamique et agréable grâce à l'aménagement convivial des divers services offerts qui invitent à la découverte : bistro, boutique, cafétéria, bar, salle de jeux pour enfants, salle de réunion, salon des camionneurs, sans oublier les salons de passagers avec vue panoramique et un espace abrité sur un des ponts extérieurs. Constituant le plus gros navire de notre flotte, ce traversier est d'une longueur de 133,3 m (440 p) d’une largeur de 22,4 m (74 p) avec un tirant d’eau de 5,5 m (18 p) et un tirant d’air de 4,98 m (16,5 p) et peut atteindre une vitesse de navigation d'environ 20 nœuds. Il offre une capacité d'embarquement de 180 véhicules et de 800 passagers. La première coupe d'acier du navire a eu lieu le 23 juillet 2013 au chantier naval Fincantieri en Italie. Son lancement, c'est-à-dire sa mise à l'eau, a eu lieu le 28 juin 2014.  

 

LA GARE FLUVIALE DE LÉVIS

C’est avec six mois de retard que la nouvelle Gare fluviale de Lévis a finalement ouvert ses portes le mardi 23 juin 2015. Il s’agit de la plus belle gare du réseau de la Société des Traversiers du Québec. Les travaux ont été entrepris le 26 mars 2014. Il s’agit d’un investissement total de 15,5 M$ de la Société des Traversiers du Québec. La gare à elle seule a coûté 8,5 millions $. Il a fallu ajouter un million $ de plus que prévu à cause de la contamination du sol qui était plus importante. La gare construite par Béland et Lapointe de Saint-Rédempteur est faite de verre, de bois et d’acier et installée sur pilotis pour éviter les inondations puisqu’elle est directement sur la berge du Saint-Laurent. La capacité de la gare lévisienne passe ainsi de 350 à 600 passagers incluant la terrasse. La nouvelle gare de deux étages abriter au rez-de-chaussée un hall d'entrée spacieux, les bureaux administratifs de la traverse Québec-Lévis, la billetterie, un restaurant et un jardin de sculpture extérieur à venir au moment de l’ouverture. Le deuxième étage, entièrement fenestré, accueille une grande salle d'attente avec vue panoramique. Sa toiture à angles rappelle les glaces qui s'amoncellent et s'entrechoquent sur le fleuve en hiver. Les immenses fenêtres et les gradins offrent une vue imprenable sur la capitale. La STQ a profité de l’occasion pour refaire l’embarcadère des autos afin de faire plus de place aux automobilistes en attente qui bloquaient la circulation sur la rue Saint-Laurent. 

La traverse Québec-Lévis

DÉMOLITION DE LA PASSERELLE

Lévis tourne une page d'histoire en ce vendredi 19 juin 2015 alors que la Société des Traversiers du Québec procède à la démolition de la passerelle de la Gare intermodale (trains-traversiers-autobus) construite en 1864. La section presque sur pilotis servait à passer au-dessus de la voie ferrée dont l'emprise est devenue le Parcours des Anses. Cette démolition est le prélude à l'ouverture le 23 juin de la nouvelle Gare fluviale en construction depuis plus d'un an. La Gare de Lévis sera la plus belle gare du réseau de la STQ. Voyez la courte passerelle qui servira à l'embarquement des passagers. 

VISITE À BORD DU LOMER GOUIN

Environ 2 millions de passagers utilisent annuellement le service de traversiers entre Lévis et Québec. Pour connaître le fonctionnement d’un traversier, j’ai rencontré le capitaine Gilles Lecompte, maître à bord du Lomer Gouin. Le capitaine Lecompte est natif du Cap blanc à Québec, sur le bord du fleuve. Comme il le dit lui-même « j’ai été élevé sur le bord de l’eau, j’ai joué dans l’eau puis gagné ma vie sur l’eau ». Il a commencé sa carrière à bord du Radisson le 12 juillet 1969. Il prendra sa retraite, après 42 ans de service, le 29 mai 2011. Bien que l’on puisse accédé au poste de Capitaine après un cours à l’Institut Maritime de Rimouski, la Société des traversiers du Québec permet encore à ses employés de gravir les échelons comme le Capitaine Lecompte l’a fait. L’équipage travail 12 heures par jour pour un total de 84 heures par deux semaines. Le même équipage de huit hommes travail ensemble. Il y a le Capitaine et le Premier officier à la timonerie, le Chef mécanicien et le Premier mécanicien dans la salle des machines, un préposé sur le pont des passagers et trois autres sur le pont des véhicules. Dans la timonerie, la roue est encore fonctionnelle, mais l’équipage travail surtout avec le « joy stick » comme le fait ici le Lieutenant François Nourry. Tout est en double sur le bateau, question de sécurité. Il y a les écrans radar, les GPS, la manette de commande automatique des moteurs qui peuvent aussi être dirigé manuellement. Les manœuvres d’accostage sont effectuées à partir d’un poste de commandement secondaire de chaque côté de la timonerie. On peut même actionner la corne de brume automatiquement lorsque nécessaire. Généralement, elle siffle pendant 6 secondes à toutes les 90 secondes. Les traversiers Alphonse Desjardins et Lomer Gouin ont été construit au début des années 1970. Ils ont été construit au chantier Davie presque de la même façon qu’un brise glace. Ils sont aussi solide, bien que l’étrave n’ait pas la même forme qu’un brise glace. Pendant un mois chaque année, chaque traversier est retiré du service pour une inspection en règle. À tous les quatre ans les moteurs sont refaits. D’ailleurs, le Lomer Gouin, au moment de lire ces lignes, est remplacé par le Radisson le temps de la révision annuelle. Dans la salle des machines, le bruit est infernal. Le traversier est propulsé par deux moteurs de 1 500 cheveaux qui actionnent une seule hélice dont le pas est variable. C’est-à-dire que l’hélice tourne toujours dans le même sens, mais par un système hydraulique, ont peut changer la position des pâles pour faire avancer ou reculer le navire. Le gouvernail est aussi mu par un système hydraulique. Depuis 2005, les deux traversiers entre Lévis et Québec sont aussi munis d’un moteur d’étrave installé de travers, à l’avant du navire, pour faciliter l’accostage. En plus des moteurs, il y a à bord trois génératrices pour fournir l’électricité nécessaire aux manœuvres et au chauffage. Le Capitaine Lecompte explique que lors d’une traversée, on utilise environ que 60 % de la capacité de propulsion du navire selon les conditions du fleuve. Quant on voit un traversier devant le Diamant Bleu, c’est que le capitaine donne une dégelée au moteur, la plupart du temps lors du changement de marée. En bon québécois « il donne une rince au moteur ». Un traversier utilise environ de 300 à 350 litres de carburant diésel par jour, l’été. L’hiver la consommation peut tripler selon la couche de glace qu’il doit traverser. Le plein est fait quand le bateau fini son service à 18 heures pour l’un et à 2 heures 30 du matin pour l’autre. Les amarres utilisées sur un traversier ont une capacité de 110 tonnes. Toutefois, celle situé à l’arrière de la passerelle des autos est beaucoup plus élastiques que les autres, puisqu’elle sert en même temps de frein. On l’a déjà dit, il n’y a pas de frein sur un bateau. Le Capitaine Lecompte estime qu’il faudrait environ un mille (1.5 km) pour arrêter le bateau en arrêtant les moteurs. Pas de routine pour le Capitaine, même si le trajet est toujours le même. L’été, il faut surveiller les plaisanciers et les kayakistes qui envahissent le fleuve en plus de la circulation fluviale. L’hiver, les glaces sont une préoccupation constante. Bonne retraite au Capitaine dont le départ sera sûrement souligné comme on l’a fait le mois dernier pour un confrère.

 

    le coeur du navire       l'arbre d'entraînement     le moteur hydrauliuq

                                            de l'hélice                   du gouvernail

      les génératrices         le tableau de contrôle           les moteurs

                                           des moteurs

       le GPS                          ke radar                         la carte

   Le premier officier    Lieutenant François Nourry        Capitaine

        à la barre                      à l'accostage               Gilles Lecompte

Depuis le début de la colonie les villes de Québec et Lévis sont reliés par des embarcations. Ce fut d'abord des indiens qui traversaient biens et personnes en canot.

Puis ce fut par bateaux muent par des cheveaux. Le premier bateau à moteur a été mis en service en 1871. Depuis plus de 30 ans les jumeaux que sont le Alphonse-Desjardins et le Lomer-Gouin assurent fidèlement le service entre les deux rives 12 mois par année.

 

La Société des Traversiers du Québec possède un atelier de réparation dans l'estuaire de la rivière Saint-Charles où les traversiers de tout le Québec viennent pour l'entretien ou l'hivernage. C'est pourquoi on peut à l'occasion voir d'autres traversiers devant la Capitale.

  Catherine-Legardeur              Radisson             Félix-Antoine-Savard       

    Jos-Deschenes                 Lucien L.

LE PETER-FRASER un traversier tout neuf

Le traversier  Peter-Fraser a été construit au chantier naval Forillon à Gaspé au coût de 10,2 millions $. Sa construction a durée un an. Il desservira l’Île Verte dans le Bas Saint-Laurent. Il mesure 33,6 mètres (111pieds) de long. Il peut accueillir 12 véhicules et 75 passagers, le double du bateau La Richardière qui assurait le service depuis 54 ans. . Il a un tirant d’eau d’environ un mètre (3 pieds). Il est propulsé par deux moteurs diésel électriques et 25 % de la charge viendra de piles qui seront chargées quand le bateau sera à quai. Il peut faire 5 traversées par jour, 2 de plus que le bateau actuel. Il entre en service début novembre 2013.